Agir pour l'environnement : audace, cohérence et bon sens

Agir pour l'environnement : audace, cohérence et bon sens

 

Agir pour l’écologie : Audace, Cohérence et bon sens !

Les rapports alarmants comme celui du GIEC dernièrement, les sommets, les rencontres, COP 21, les constats s’enchainent : la transition écologique ne peut attendre ! Nous le savons, on nous le répète, nous le constatons déjà.
Comme beaucoup, je dois avouer que ma prise de conscience est récente. Trop récente. Pour autant, je suis déterminée à travailler pour que cette prise de conscience se transforme en actes. Chacun d’entre nous doit se mobiliser. Se retrancher derrière le groupe est non seulement inefficace mais aussi coupable ; Refuser de changer nos modes de vies parce que « certains polluent plus que nous » c’est délétère et irresponsable. La dilution des responsabilités, se cacher derrière sa bonne conscience n’a jamais grandi ni fait progresser l’humanité.
Institutions, entreprises, citoyens nous devons tous agir et vite. La transition énergétique est l’affaire de tous, elle est aussi à construire de multiples façons.

Notre alimentation s’est améliorée ; ce progrès est d’ailleurs à corréler avec l’augmentation de l’espérance de vie. Les pratiques agricoles y sont pour beaucoup. Néanmoins, le modèle a atteint ses limites. Les professionnels de l’agriculture ne s’y trompent d’ailleurs pas eux qui, dans leurs pratiques, tendent de plus en plus à diminuer le recours aux produits chimiques pour traiter leurs cultures. Les paysans, attachés à leurs terres et à la qualité de leurs produits sont des hommes et des femmes à qui il faut faire confiance : nous devons travailler avec eux sur une évolution de leurs pratiques plus respectueuses de l’environnement : Ils y sont prêts, ils doivent etre accompagnés. Et les consommateurs doivent eux-aussi évoluer en adaptant leur consommation aux saisons et aux lieux de production, en acceptant le prix juste qui rémunère le producteur correctement. L’éducation en la matière jouera un rôle primordial.
Chercher de nouvelles sources d’énergies ou plutôt, mieux exploiter l’énergie naturelle que la terre nous offre, ne nous fera pas faire l’économie d’un débat sur le niveau de notre consommation énergétique. Diminuer notre consommation d’énergie est une nécessité, cela doit devenir une réalité. Pour cela plusieurs pistes sont à explorer : meilleure isolation des bâtiments neufs avec des normes plus drastiques, améliorer les bâtiments anciens en accompagnant là encore par des mesures incitatives, ceux pour qui la dépense est trop élevée. Les emplois dans la rénovation énergétique sont d’ailleurs peu délocalisables, favorisant ainsi un emploi local peu énergivore en matière de transport. Ces emplois sont aussi gage d’équilibre des territoires. De même le télétravail devra etre favorisé pour éviter les déplacements inutiles.

Nos modes de transports sont énergivores. Certaines solutions ont déjà été apportées et doivent etre renforcées : la voiture électrique pour certains usages etre une alternative sous réserve que l’électricité qui sert à les faire avancer soit propre et que ses composants soient recyclables et recyclés.
Mais plus largement il faut revoir nos façons de nous déplacer en favorisant les déplacements piétons, et cyclistes pour lesquels les collectivités territoriales doivent continuer leur mobilisation : les déplacements en vélo doivent être sécurisés afin d’etre encouragés. « Et ma voiture ? j’en ai besoin, je n’ai pas le choix ! elle me coute cher ! le carburant est de plus en plus onéreux ! » là encore il faut de la cohérence et du bon sens : de la cohérence car on ne peut crier haro sur la pollution au Co2 ou aux particules fines et refuser parallèlement toute mesure y compris fiscale pour tenter de les diminuer. Mais il faut aussi du bon sens et on voit bien que la seule pression fiscale ne suffira pas : de nombreuses familles n’ont pas la possibilité aujourd hui, d’utiliser un moyen de transport alternatif. Il faudra donc accompagner cette modification des habitudes et ne pas seulement taxer. A nous, élus avec les associations et toutes les bonnes volontés d’imaginer des solutions.
La reconversion énergétique doit être accompagnée et encouragée. Toutes les solutions doivent être étudiées. LA PPE à venir devra y veiller en proposant des alternatives et en écoutant les professionnels qui ont dejà innové : il reste des pistes à explorer pour diminuer la part des énergies fossiles dans notre mix énergétique : fermer les centrales à charbon est un des moyens, trouver des alternatives innovantes est en parallèle necessaire.

Les énergies marines renouvelables : un potentiel à concrétiser

La croissance bleue, dans un pays qui détient le deuxième espace maritime mondial avec plus de 11 millions de km2 de domaine maritime, est une évidence. Mais c’est une évidence qui a besoin d’etre rappelée et valorisée, et c’est cet espoir que je souhaite voir concrétisé dans la PPE à venir. Ainsi, les parcs éoliens en mer posés ou flottants, les hydroliennes utilisant les courants, sont des énergies propres et renouvelables. Certes elles sont intermittentes mais les progrès dans le domaine du stockage sont réels et elles viennent compléter d’autres formes de productions pour un mix énergétique performant. Les six parcs éoliens programmés et leurs 420 éoliennes sont un bon début mais si l’on veut que les industriels continuent leur développement et créent de nouvelles implantations, il est primordial de sécuriser leur cadre d’intervention. C’est nécessaire pour le climat et ce sera utile pour nos emplois.
Il faut aider les intervenants pour conforter une filière. L’Etat a pris sa part dans ce processus en négociant avec les industriels des conditions, notamment de prix, visant à consolider les EMR. Les collectivités territoriales doivent elles-aussi désormais accompagner.
C’est dans cet esprit que je continue à travailler en faveur des EMR : j’ai rencontré de multiples acteurs pour que les projets programmés d’eoliennes en mer aboutissent, et que d’autres voient le jour. Notre façade maritime permet l’implantation de futurs projets et le port du Havre a les capacités d’accueillir les usines pour fabriquer les eoliennes. Ne laissons pas nos concurrents étrangers accaparer ce marché !

L’Europe est l’échelle la plus adaptée pour Agir !

Et nous avons la chance, pour faire avancer ce sujet, de pouvoir compter sur l’Europe. Une réelle politique écologique efficace, juste et équitable ne pourra avoir de sens qu’européenne. Les eurodéputés ont adopté une résolution sur la Cop 24 stipulant que les engagements actuels pris par la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Ccnucc) « pourraient limiter le réchauffement climatique à une augmentation de la température d’environ 3,2 degrés, encore bien loin des 2 degrés demandés ». Pour y parvenir, les pays de l’Union européenne doivent s’aligner sur les objectifs de l’accord de Paris mais aussi mettre à jour leurs contributions d’ici à 2020. Qui seront présentées à la Cop 24 en Pologne. Les eurodéputés jugent que le budget de l’UE devrait intégrer le climat et les énergies au cœur de ses préoccupations en augmentant de 20 à 30 %, la part des dépenses liées au climat.
Lutter contre le dérèglement climatique passera par des actions communes : les jeunes européens y tiennent et c’est de notre devoir d’y travailler ; pour notre santé, pour notre économie, pour notre souveraineté qui sera moins mise à mal si notre dépendance envers les approvisionnements d’énergie fossile régresse, et pour notre éthique. Un bien grand mot ricaneront certains ? Peut-être, mais nous devons préserver cette planète au-delà de la pure nécessité de survie mais aussi parce que nous humains n’en sommes que les dépositaires.

« Accélérons la transition » : un collectif de députés investis !

Mais au-delà du constat, nous députés français avons décidé d’agir au sein de l’Assemblée nationale pour prendre nos responsabilités. Nous devons innover pour faire avancer le travail parlementaire : mobilité, énergie, consommation et production durables, agriculture, biodiversité…Les chantiers sont nombreux et méritent que nous dépassions nos clivages partisans pour Agir
C’est le but du collectif parlementaire « accélérons la transition » ( www.acceleronslatransition.fr) que j’ai rejoint, dans lequel nous députés, uniront nos analyses et nos votes sur des points clés et des avancées décisives. Nous initierons également des coalitions de projets novatrices selon des modalités de travail souples. Notre initiative ne vise pas à gommer nos différences politiques mais à coordonner nos efforts pour faire plus et mieux dans un combat collectif. Nous progressons ensemble !

On l’a vu l’écologie punitive a ses limites : les taxes ont certes un effet mais rien ne vaudra la prise de responsabilité de tous encouragée et accompagnée par des mesures incitatives. C’est de notre devoir d’élus, c’est aussi le devoir de tous les citoyens. Agissons !