Fusion ports Axe Seine

Elue de la circonscription du Havre, j’ai à cœur d’être vigilante sur les questions portuaires .Aussi ai-je souhaité interroger le Gouvernement sur le calendrier de la fusion des ports de l’Axe Seine.

 

Lors du CIMER Monsieur le Premier Ministre a evoqué une mondialisation qui prend la forme d’une « maritimisation ». C’est dire à quel point la politique maritime de la France doit être dynamique et visionnaire.
Pour faire face aux enjeux des nouvelles alliances maritimes, il s’agit bien d’avancer vers un nouveau modèle économique et une nouvelle stratégie nationale portuaire, tout en évoluant dans un cadre europeen. A cet égard, je serai particulièrement attentive à la participation de la France à la définition des orientations de la politique maritime européenne.
La déclinaison de cette ambition ne devra pas oublier les questions de fiscalité, peut-être le moment venu faudra-t-il se poser la question de la création de zones franches dans d’autres ports français. Nous devrons être attentifs également à la desserte des marchandises vers l’hinterland et à la domanialité. En effet, une juste et saine concurrence avec les ports du Nord de l’Europe passe par des conventions d’occupation et non des concessions de service, permettant de jouer à armes égales avec les ports belges ou hollandais plus souples et mieux adaptées à la concurrence. La loi LOM pourra à cet effet légiférer en ce sens. Il faut en effet que le port du Havre dispose de moyens à la hauteur de ses ambitions européennes.
Nous y serons attentifs.
Les annonces issues de ce comité interministériel sont primordiales, et plus particulièrement pour les ports du Havre, de Rouen, et de Paris. Ceux-ci coopéraient déjà au sein du GIE HAROPA depuis 2012 mais il était devenu necessaire de réfléchir à un mode de travail plus intégré. Aussi, l’annonce du principe de la fusion des trois ports de l’Axe Seine me réjouit-elle comme elle réjouit les acteurs portuaires havrais qui voient ainsi le moyen de porter une grande ambition en termes de développement économique et commercial.

A l’issue de la concertation promise « sans délai » l’établissement public unique issu de cette fusion sera donc le fer de lance de la politique maritime française.
Le calendrier annoncé pose néanmoins quelques questions : la fusion est annoncée pour le 1er janvier 2021.Pourquoi ce délai ? l’urgence économique et sociale nécessite des délais raccourcis. Pour une efficacité accrue, les concertations peuvent être menées dans un calendrier plus ramassé. Les acteurs portuaires étaient dans l’attente et ils sont prêts à rencontrer au plus vite le préfigurateur pour contribuer à la réussite de cette nouvelle structure : personnels, représentants des collectivités territoriales, acteurs économiques privés, ils ont tous la même ambition : faire avancer rapidement ce bel ensemble portuaire au service de la France.